LE MIRACLE DE DIEU(D'après une histoire vraie)
Gordon était interné au CHU de treichville depuis quelques jours. Souffrant à la fois de pneumonie et de fièvre typhoéde, le jeune garçon luttait atrocement pour survivre. Il toussait des journées entières, sans répit, en sortant des glaires. Les médecins à son chevet firent le nécessaire pour le maintenir en vie tout en s'avouant que le cas de l'enfant était difficile.
Sa situation allait se dégradant, avec des complications ascendantes. Vers 10 heures, le malade fit un arrêt cardiaque. Il ne respirait plus. La médecin fit appel à la grand-mère du défunt qui veillait nuit et jour sur son petit fils :
- Je suis désolée madame, malheureusement votre petit fils est parti. Il était vraiment fatigué, ce n'était pas évident. Soyez forte...
La grand-mère du petit, si attachée à lui de son vivant, se jetta près du corps en pleurant des torrents de larmes. Quand son téléphone sonna, elle décrocha en sanglotant. C'était son mari au bout du fil :
- Georgette, quel est l'état d'évolution de Gordon ?
- Bernard, notre petit fils vient de mourir ohhh....
Le père du défunt, monsieur Benson De Gnacabi, en route pour le CHU, fit une petite escale au domicile du pépé. Il le vit en larmes en soupçonnant que quelque chose de dramatique avait dû arriver :
- Qu'y a-t-il papa ? Pourquoi tes yeux sont si rouges ? Tu as eu maman au téléphone ? Tu as les nouvelles de Gordon ?
- Va au CHU vas-y, tu trouveras ta mère là-bas. Je n'ai rien à dire...
Benson venait de comprendre à travers l'attitude de son père que son précieux malade avait quitté ce monde. Il le pressentait. Il sauta dans un taxi, le cœur battant comme un condamné à mort. Trois heures encore après, il était toujours dans les embouteillages...
Un corbillard était garé à l'entrée du CHU, attendant d'embarquer un nouveau cadavre.
Le médecin légiste avait signé le certificat de décès de Gordon et c'était pour lui que les services de pompes funèbres avaient été sollicités. Des thanatopracteurs, après avoir couvert le corps du défunt d'un linceul blanc, voulurent le prendre et le conduire à leur camionnette. La grand-mère du défunt, toujours en pleurs, s'opposa brusquement à eux. Elle coucha l'enfant sur le lit et l'entoura de ses bras. La médecin qui s'était occupée du garçon regarda la mémé en craignant pour ses lendemains psychologiques. Celle-ci, voyant par la fenêtre vitrée la camionnette mortuaire qui attendait son petit fils, fut saisie d'une révolte spirituelle assez brusque. Mémé se mit à confesser, à haute voix, avec une verve si ahurissante que les occupants de la pièce en restèrent complètement abasourdis :
- Seigneur, est-ce dans ce corbillard que Tu vas laisser partir mon enfant ? Non, Tu sais ma douleur si grande que je Te sais capable de m'épargner un tel châtiment. Toi qui sais à quel point j'étais attachée à ce garçon, Toi mon Dieu qui détient tout souffle de vie et qui a la clé de la mort, Tu redonneras la vie à Gordon, parce que je Te sais capable de le faire. De même que Tu as ressuscité Lazare, Tu es celui-là qui n'a pas changé hier ni aujourd'hui. Jésus-Christ, j'ai la foi que Tu vas réveiller mon petit fils !
Le père du défunt entra dans la chambre en même temps que ce dernier toussa en ouvrant les yeux.
- Que se passe-t-il. Et mon fils...
La mémé sauta dans les bras de Benson sous le regard ahuri de tous :
- Ton fils était mort et le seigneur Jésus l'a ressuscité !
Les médecins rebranchèrent l'alimentation artificielle à une veine de l'ex mort. Bizarrement, son état s'était stabilisé, comme s'il n'avait jamais été malade !
La médecin, docteure Camara, s'adressa au père du ressuscité :
- Votre fils Gordon, était cliniquement mort. Nous avions même signé son certificat de décès. Mais il est revenu à la vie grâce à la foi de sa grand-mère. C'est une femme forte !
- Docteur, ce n'est pas moi qui suis forte, c'est JÉSUS qui est fort. Alleluia !
Louis-César BANCÉ
Cette histoire est réelle. J'y ai gardé les noms authentiques des différents personnages et la photo d'illustration est celle du ressuscité.